Site MFAmazon : l’étape incontournable de la rédaction

Nous voilà au deuxième épisode de la série “Lancer un MFA en 2019/2020 : quels résultats ?”.

Précédemment, on a vu comment choisir une niche (et un produit), avec quels critères, et combien de temps cela prenait.

Je vous expliquais aussi pourquoi lancer un MFA pouvait être plus compliqué en 2019 : concurrents toujours plus nombreux, et présence raffermie des gros e-commerce. Pour rappel, l’article complet se trouve ici.

Cette fois-ci, c’est un gros morceau qui nous attend, car on va aborder la rédaction proprement dite. Et ça, c’est mon rayon.

Attention, je ne vais pas vous apprendre à écrire, ni vous dire quoi écrire.

Ce que je veux partager ici, c’est ma façon de considérer et de créer le contenu textuel destiné à un MFA.

Rédiger un site MFA : un chemin de croix ?

C’est vrai que c’est l’étape qui semble la plus rébarbative. Qui a déjà écrit 2000 mots sur les aspirateurs robots, hein ? Qui ?!

A première vue, ce n’est pas facile, et ce n’est pas marrant. Parce qu’on est vraiment, en général, du côté du texte à deux balles, uniquement destiné à ranker facilement.

On pense finalement assez peu à l’internaute. On se dit qu’il faut faire une tartine de X milliers de mots et basta, on passe à autre chose.

Pour la plupart des SEO, un bon MFA est un site qui rank.

Alors qu’un MFA rentable est surtout un site qui convertit.

Comment trouver de la motivation si l’on pense qu’il “suffit” d’écrire un texte moyen ?

Pourquoi votre site aurait un intérêt si son contenu était semblable à tous les autres sites en question ?

Un MFA, pour fonctionner à plein, doit être irréprochable au niveau du contenu.

La rédaction doit être vraiment prise au sérieux. Si vous trouvez cette étape barbante, désolé, mais il y a un souci quelque part. Car c’est le moment où l’on va apporter le plus de valeur ajoutée à notre site !

S’il y a bien une étape qu’il ne faut pas bâcler, c’est celle-là.

L’internaute moyen ne sait pas que votre site est un MFA

Le visiteur lambda, il n’est pas au courant de votre petite entourloupe. Il ne se rend pas compte que vous promouvez tel ou tel produit et, surtout, il n’est pas au courant que vous empochez une commission au passage.

L’internaute moyen, il se dit peut-être que vous avez une passion pour les aspirateurs robots.

Après tout, lui, il collectionne bien les boulons cassés et les clowns en plâtre. Chacun son truc.

En tout cas, ce qu’il va voir de votre site, c’est avant tout son contenu.

En fait, la prise de décision va devoir être réalisée GRÂCE au contenu de votre site.

Car oui, pas d’erreur, si l’internaute en question recherche “aspirateur robot pas cher” sur Google, il était déjà quasiment en phase d’achat.

Il n’avait pas vraiment besoin de votre site pour acheter. La carte bleue est presque dans sa main, et votre MFA n’est qu’un intermédiaire de plus dans son parcours d’achat.

Le parcours d’achat aurait existé sans vous, et serait allé à son terme sans vous. Le MFA vient accélérer la prise de décision d’achat.

Car ce qui manquait à l’internaute, c’était un peu d’information. Généralement, il recherche des points de comparaison entre les différents modèles. Il veut un avis sur les principales marques.

Cet internaute prêt à acheter attend une information finale qui va le faire basculer dans l’acte d’achat. S’il vient sur votre site, c’est pour lever les dernières objections.

En général, il vient autant pour se rassurer que pour vérifier qu’il ne rate pas une offre moins chère ailleurs…

Votre MFA ne doit donc pas seulement apporter des informations basiques et montrer un pauvre tableau comparatif. Votre site Made for Amazon doit convaincre.

En rédaction, la technique qui veut convaincre l’internaute et le persuader d’acheter, ça s’appelle du copywriting.

Du copywriting sur un MFA ?! T’es pas fou, hé ?

Oui, je sais. La rédaction, c’est déjà pas coton, alors en plus il va falloir copywriter à tout va ? Alors que ce verbe n’existe même pas ?

En fait, pas besoin de connaître le copywriting pour faire un MFA parfaitement efficace textuellement.

Le copywriting, c’est produire des contenus textuels qui vont convaincre votre audience.

Un MFA doit pousser l’internaute vers l’achat. Bien sûr qu’il est question de copywriting ! 

Recherchez quelques MFA sur Google. Regardez leur tronche. Ils se ressemblent tous, ou presque.

On lit partout “Guide d’achat”, “Comparatif”, “Meilleur machin + année“. OK, soit.

Mais qu’apportent-ils en terme de contenu ? Pas grand chose.

Les informations sont-elles pertinentes ? Si on considère que “tous les produits sont topitop, achetez-les, pas cher, promotion de dingue” sont des informations pertinentes, alors oui, ils sont pertinents.

Est-ce que ça sent pas un peu le marchand de tapis à 100 km ? …

Si l’internaute ne connaît pas les ficelles de l’affiliation Amazon, il est cependant tout à fait capable de reconnaître :

  • Un contenu très peu qualitatif (“pfff, mais il ne dit rien d’intéressant, ce site”)
  • Un site qui ressemble à des dizaines d’autres sites (coucou le thème aawp)
  • Une expérience utilisateur globalement mauvaise (c’est moche, c’est lent, c’est chiant)

Voici un exemple de texte écrit un peu n’importe comment, et qui n’a absolument aucun intérêt pour l’internaute :

Ce texte fera-t-il ranker ? Peut-être. Ce texte fera-t-il vendre ? Mmh… Je ne pense pas.

C’est maladroit, ça enfonce des portes ouvertes à tout bout de champ, c’est pénible à lire parce que c’est chiant à mourir.

Lorsque l’on a compris qu’il fallait tenir l’internaute avec de vraies informations, lui présenter des produits qu’on peut différencier les uns des autres, bref qu’on devait le convaincre en créant des contenus de qualité, alors la rédaction ne doit plus être la partie la plus chiante du travail.

La rédaction doit devenir l’un des piliers de vos MFA, pas une corvée de plus.

Ecrire c’est bien, convaincre c’est mieux

Ne pensez plus MFA = tartine de textes ciblés. Saupoudrés de liens Amz et de netlinking foireux.

Pensez MFA = site qui fait passer un internaute de prospect qualifié à acheteur.

C’est quand même plus classe, et cela devient un peu plus intéressant.

Votre rédaction n’est alors plus seulement l’occasion de redire toutes les banalités que vous allez trouver sur les MFA concurrents.

Le contenu textuel va être l’occasion de se démarquer. Même aux yeux de Google.

Un MFA, c’est un site comme les autres

Même si j’estime que ce genre de site reste et restera un “parasite” du web et des SERPs, j’y mets la qualité et l’huile de coude qui convient. 

Pourquoi je vous dis tout ça ? Parce que c’est exactement comme ça que je procède.

J’essaie d’aller plus loin que les autres. D’apporter un contenu textuel qualitatif. De suivre une ligne éditoriale cohérente.

Oui, j’ai écrit “ligne éditoriale”. Et je ne suis pas zinzin.

Mais débutons le processus de rédaction pour y voir plus clair

Le travail de recherche : la base du succès

Enfonçons une porte ouverte en disant que j’ai besoin de matière pour rédiger mon MFA.

Je vais donc en chercher un peu partout.

Sur Amazon, bien sûr, mais aussi sur des forums. Sur les sites des fabricants ou sur le site des marques. Je vais également chercher des contenus anglo-saxons qui peuvent apporter un éclairage différent.

Et je vais lire, cela va sans dire, la production de mes concurrents.

Je m’en inspire autant que je m’en détache. Chez eux, je ne vais pas forcément chercher du contenu pur,  je vais surtout chercher les failles.

“Tiens, il ne parle pas de cette fonctionnalité. Tiens, il n’utilise pas ce terme. Tiens, il ne met pas de lien affilié sur les images. Tiens, il ne remplis pas les alt sur toutes les images”.

Oh, oui, ce sont des broutilles. Qui s’accumulent.

Toutes les broutilles et les petites imprécisions, les minuscules manquements de mes concurrents feront mon succès.

Moi, je ne vais rien laisser passer. Mon MFA va être au top. 

“Tiens, il n’a pas pris soin de compresser les images. Tiens, le détourage de cette image est dégueulasse. Tiens, son CTA est pas très efficace. Tiens, ce lien-là est mort”.

L’étape de recherche textuelle est importante, car elle permet, en plus de recueillir des informations intéressantes, de juger du degré de concurrence réel de vos concurrents.

En SEO, on a souvent tendance à penser que concurrence = backlinks.

“Plus t’en as”, ou plutôt “plus t’en as des bons”, et plus tu es un sérieux concurrent.

Certes. Mais c’est aussi le cas en contenu textuel.

“Plus t’en as”, ou plutôt “plus t’en as de l’efficient”, et plus tu es un sérieux concurrent.

Combien de mots pour un MFA ?

Vous avez lu qu’il fallait écrire 2000 mots sur la home page, et 1000 mots minimum pour chacun des produits ?

Ou bien un autre chiffre ? Plus ? Moins ?

Ce raisonnement me paraît stupide : un MFA ne doit pas être rédigé en comptant les mots.

Un MFA doit être rédigé pour informer et convaincre votre internaute.

Si vous rédigez pour atteindre un certain nombre de mots, vous ne faites que pisser du texte. Du texte de piètre qualité.

Si vous pensez que vous pouvez faire rédiger vos MFA en offshore, très bien ! Mais n’attendez pas des résultats incroyables.

Je ne compte pas les mots. J’écris jusqu’à ce que je considère avoir fait le tour du sujet.

Je peux très bien m’arrêter à 500 mots si le sujet/produit ne nécessite pas plus d’explication.

Je peux aussi écrire un texte de 4000 mots si le sujet/produit le requiert.

Un texte parfait est un texte agréable à lire et réellement intéressant

Reprenons le fil de notre étude de cas.

Comme je l’annonçais lors de l’article précédent, mon MFA sera constitué d’une poignée de pages.

Pour être exact, trois pages en fait.

Home page (= main keyword)

+ 2 pages consacrées à des sous-produits

Ma page d’accueil compte plus de 4000 mots. Les deux autres pages comptent respectivement 1700 et 800 mots.

Soit un site qui recueille, en tout, environ 6500 mots de contenu éditorial.

Mes textes sont bien léchés, ne comportent pas de faute. Tout est organisé en paragraphes lisibles et relativement courts (5/6 lignes max par paragraphes).

Lorsque je relis mes textes, je n’ai pas l’impression de m’ennuyer. Le sujet est traité en profondeur. Rien n’est inutile. Je soigne mes transitions.

Je me souviens de mon prof de philo au lycée, qui disait “si une page est de trop, le roman est de trop”.

Si la référence à mon prof de philo ne vous convainc pas, écoutons le pape du copywriting, David Ogilvy :

OK. Rien à ajouter.

Relisez vos textes. Si vous êtes chiant, vous faites fausse route.

Bref la rédaction, l’enrichissement sémantique et la mise en page de ce contenu m’a pris, en tout et pour tout, environ 10h.

L’enrichissement sémantique : utile ou pas ?

Comme je vous le disais, je ne laisse pas de place au hasard. J’essaie d’aller beaucoup plus loin que mes concurrents.

Même si ce n’est pas une vérité générale, j’obtiens souvent des résultats très intéressants, à savoir des sites qui rankent bien et qui ont un taux de conversion très satisfaisant.

Je vais plus loin car je fais appel à l’enrichissement sémantique. Vous allez me dire : “mais tout le monde le fait, gros malin !” – et vous aurez raison.

Mais je n’enrichis pas seulement “sémantiquement” mon texte en y ajoutant des termes rares.

Je ne suis pas à la recherche de la baguette magique textuelle, du saupoudrage sémantique aussi mystique qu’inutile.

Les tools comme 1.fr me permettent surtout de vérifier si je n’ai pas oublié de traiter une partie du sujet. 

Si vous réalisez un MFA sur les trottinettes électriques et qu’un outil d’enrichissement sémantique vous conseille d’ajouter le terme bicyclette, vous serez peut-être tenté de l’ajouter vite fait dans un paragraphe. Ni vu, ni connu.

Alors qu’en fait, à votre place, j’écrirai un paragraphe complet, voire une sous-partie entière, sur la comparaison bicyclette/trottinette électrique. Les avantages. Les inconvénients. Les principales différences. Etc !

Comme par magie, votre texte, qui n’était destiné qu’à recevoir “bicyclette” en complément, va se trouver enrichi par des expressions utiles pour Google comme pour l’internaute. Par exemple “piste cyclable”, “port du casque”, “crevaison”, “chambre à air”, “deux roues”, “législation”…

Voilà comment écrire une partie supplémentaire, 100% utile, qui va carrément booster l’intérêt de votre texte.

Le trafic n’est pas la finalité d’un MFA

Nous revenons un peu au début de cet article, lorsque nous traitions de l’intérêt réel de la rédaction.

Les SEO travaillent à faire venir l’internaute sur leur site, ou sur le site de leur client. Très bien !

Nous jugeons de l’efficacité de notre travail en regardant la courbe de trafic.

Pourtant le trafic, en soi, n’a aucune importance. Car tout ce qui a de l’importance vaut de l’argent.

Or le trafic en tant que tel ne vaut absolument rien.

Tout ce qui compte avec votre MFA, ce n’est pas votre courbe Analytics. 

Ce qui compte, c’est uniquement votre courbe Amazon Partners. 

Un MFA efficient est un MFA qui vend. Rien à faire que vous ayez 3000 visites par jour si vous ne vendez que 3 babioles.

Pour tout vous dire, je n’installe même plus Google Analytics sur mes sites Made for Amazon.

A quoi cela me servirait-il ? Je me fiche de savoir combien j’ai de trafic.

La Google Search Console est largement suffisante pour garder un œil sur la santé SEO de mon site.

Vous pouvez faire des MFA de merde en pagaille

Créer un MFA, acheter 3000 mots médiocre en offshore, mettre le tout en ligne et coller des backlinks pour que ça pousse…

Ben ça marche, parfois. Ce n’est pas le bout du monde, mais c’est rentable. Ce n’est pas ma façon de procéder, mais ça le fait.

Je respecte aussi ceux qui parviennent à automatiser ou à semi-automatiser leurs lancements de MFA.

Pour ma part, je n’ai ni l’envie de lancer des parasites en série, ni la capacité technique à le faire.

Je n’ai pas envie de créer en série des merdouilles. Je préfère miser sur la qualité et sur ma capacité à créer des contenus textuels de qualité.

Chacun voit midi à sa porte – l’important est simplement d’être conscient de ses points forts et de ce que l’on veut réaliser.

Je ne dis pas que ma façon de procéder est la seule qui fonctionne.

Elle fonctionne pour moi, elle est rentable pour moi, et elle donne régulièrement des résultats (pour moi, niark niark).

Reste à voir si, dans notre étude de cas, les 6500 mots rédigés auront un réel effet.

Mais ça, ça sera dans un autre épisode…


En terme de dépenses :

Episode 1 : recherche et ndd 

Temps passé 2h
€ investis (TTC) 11,54€

Episode 2 : rédaction 

Temps passé 10h
€ investis (TTC) 30€ (1.fr)

Le prochain épisode sera consacré à la création proprement dite du site.

Stay tuned ! 


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4 thoughts on “Site MFAmazon : l’étape incontournable de la rédaction

  1. J’ai l’impression d’être à regarder une série qui me passionne et devoir attendre l’épisode prochain pour satisfaire ma satiété.
    Tu appliques les mêmes conseils que tes MFA à la rédaction de ces articles, et .. ça marche !
    Au plaisir de lire tes (nombreux ?) prochains articles.

  2. Hello Nico, merci pour ton commentaire très sympa.
    Je mets du cœur dans mes MFA comme dans mes articles, alors je suis heureux de voir que tout ça n’est pas barbant !
    Je travaille sur la suite, je te dis donc à bientôt pour le prochain épisode 🙂

  3. Bonjour,

    Super article tu as combien de MFA? Si un MFA n’est pas rentable tu le garde combien de temps avant de t’en séparé?
    Apres je serais intéressé pour savoir s’il y a de bonne alternative à adsense.

    Merci

    1. Bonjour Meryl et merci pour ton commentaire.

      J’ai une 15aine de MFA, et je dirais 5 qui ne sont pas encore rentables, surtout parce qu’ils sont récents. Je les garde jusqu’à épuisement des solutions pour les faire ranker, car pour l’instant tous les MFA que j’ai réussi à faire ranker ont été rentables.
      A vrai dire, jusqu’ici je ne me suis séparé que de 2 MFA : l’un parce que c’était mon premier et que j’avais fait de mauvais choix, le second parce que je l’ai vendu.

      Concernant Adsense, à moins d’avoir un fort volume de trafic, Adsense rapporte des clopinettes. Pour moi MFA = faible trafic ciblé = money.
      Après, il m’est arrivé de lancer un site made for Amazon et de me retrouver avec beaucoup de trafic qui convertissait peu : dans ce cas et dans ce cas seulement, j’ai couplé Adsense et Amazon, ce qui a augmenté les revenus. Avec environ 20000 sessions mensuelles sur le site en question, Adsense me rapportait environ 140€/mois.

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